• Assistante d'architecte : l'envers du décor dans certaines agences ...

    Il y a quelques jours, je twittais "Choquée d'apprendre que certains archis se moquent tjrs de la loi et ne remboursent pas les 50% des Navigos de leur salariés", ce qui m'a valu un bel échange avec De la Jirô d'Aneth (@la_d), familière des libertés que prennent certains avec la loi ...

    La conversation complète, c'est par ici !

    Parce que "Assistante d'architecte" c'est aussi de belles rencontres et des échanges de points de vue, j'ai voulu partager avec vous l'expérience malheureuse de De la Jirô d'Aneth (mais rassurez-vous, tout va bien pour elle aujourd'hui !).

    Ce qu'elle a vécu, beaucoup d'entre nous y ont eu droit - avec quelques variantes toutes aussi farfelues les unes que les autres. 
    Et ce qu'elle a vécu, je tiens à le dire à celles qui en doutent encore, n'est PAS NORMAL. Ne vous laissez pas écraser ! On va encore dire que je fais ma syndicaliste, mais il en va de votre survie ! Et si vous trouvez que j'exagère, je vous laisse le soin de relire les articles du blog concernant les risques psychosociaux.

    Je vous invite toutes et tous à "éduquer" vos collègues quant au rôle d'une assistante, qui n'est ni un standard téléphonique, ni une machine à café. Merci.

    Et maintenant, place à la suite :


    "Lorsqu’autour d’une discussion Twitter, @Assistantearchi me propose de faire un article dans la rubrique « Humeurs » de son blog, je me dis pourquoi pas… En essayant de rassembler un peu mes idées, je me rends compte que j’ai tellement à dire sur les 4 années passées dans une agence d’urbanistes et d’architectes que je pourrais monter un blog à moi toute seule ;)

    Aujourd'hui on va râler un peu ;)

     En guise d’introduction :

    Les approximations que s’autorisait mon patron avec la loi du travail étaient proprement illégales d’une part, et hallucinantes d’autre part. Les approximations que s’autorisait mon patron avec la gestion financière et humaine de son entreprise a conduit directement à mon licenciement économique moins de 4 ans après mon embauche.

     La culture de la charrette

    Assistante d'architecte : l'envers du décors dans certaines agences ...Pendant les 6 premiers mois, j’ai travaillé plus de 40 heures par semaine pour 1 100 € net. Mais ma moyenne était plutôt de 45 heures hebdomadaires. 
    Nous avions 23 jours de RTT par an. Un mois après mon arrivée, suite à une négociation avec l’ensemble des salarié.es, le temps de travail a été remanié : nous sommes passés de 39h à 37h (blague #1) de travail hebdomadaire et donc de 23 à 14 RTT par an (blague #2). 
    J’ai pas compris… y’a 15 personnes qui venaient juste d’accepter de se faire voler 9 jours de congés par an, comme ça, sans que ça ne pose de problème à personne. « De toutes manières on ne les prend jamais », ou « c’est plus équitable, car un seul prenait toutes ces RTT donc c’était pas juste pour les autres », et enfin « de toutes manières, les RTT non pris sautaient en fin d’année, donc bon ».
    Sur les 14 RTT que j’avais par an, je n’ai jamais pu en poser plus de 10.

    Pas une heure supplémentaire n’était payée. Aucune rattrapée.

     L’équipe :

    J’étais en binôme avec une assistante de direction en poste depuis quelques années. Notre binôme fonctionnait à merveille et pour avoir croisé d’autres assistantes, d’autres patrons, d’autres entreprises d’archi, d’autres entreprises tout court, c’est pas pour me la ramener, mais on déchirait grave ! Et pour autant, je n’ai jamais autant ramé pour faire reconnaître notre utilité dans l’entreprise.

    Pour le reste de l’équipe, j’avais évidemment mes affinités avec certaines personnes. Ce qui me posait problème était le comportement collectif des technicien.nes (architectes, urbanistes et stagiaires). Rien ne choquait vraiment l’équipe sur certaines tâches qui avaient insidieusement glissé sous la « responsabilité » des assistantes (tu noteras le « insidieux » et « glissé » ;) :

    Assistante d'architecte : l'envers du décors dans certaines agences ...Traverser l’agence entière en portant des choses lourdes/salissantes/encombrantes sans que personne ne juge nécessaire de t’aider.
    S’occuper constamment de la propreté des voitures puisque personne ne juge nécessaire de jeter son papier, son chewing gum, son mégot, etc.
    Devoir faire jusqu’à 600 km en voiture pour amener un appel d’offres, avec la pression maximum, puisque le technicien n’a pas fini à temps.
    Devoir régulièrement aller chercher à manger pour les techniciens puisque leur temps est considéré plus précieux.
    Devoir rester jusqu’à minuit pour boucler un appel d’offres.
    Devoir écouter les malheurs des technicien.nes puisque l’assistante est aussi psychologue.
    Devoir fournir les médicaments pour les petits maux de têtes des technicien.nes.
    Devoir prévoir ses pauses déjeuner à l’extérieur à l’avance parce que toute l’équipe part du principe que l’assistante peut être sollicitée pendant la pause.

    Et jamais, jamais une once de reconnaissance.

     Le métier :

    Le métier d’assistante de direction est un mélange assez complexe de nombreuses compétences différentes. Tu changes de métier presque tous les quarts d’heure sans compter toutes les fois où un.e technicien.ne te demande quelque chose, où le téléphone sonne. Bref, tu passes de standardiste à DRH en un quart de seconde en passant évidemment par un peu de gestion informatique ou d’organisation de déplacements. Mais si tu es un peu organisée et polyvalente, ce n’est pas le plus dur. 

    Assistante d'architecte : l'envers du décors dans certaines agences ...

    Le plus dur, c’est la gestion de l’humain et la reconnaissance de notre place dans l’entreprise :

    Devoir gérer les personnalités de chacun, sans aucune formation jamais. 
    Devoir gérer des personnes de 10 ou 15 ans tes ainées et qui s’envisagent comme hiérarchiquement supérieures.
    Devoir gérer les comportements sexistes.
    Devoir supporter les comportements infériorisants (de la part d’hommes comme de femmes, de jeunes comme de plus vieux, de stagiaires comme de directeurs et évidemment de la part des partenaires et des maîtrises d’ouvrage).
    Devoir se battre quasiment quotidiennement pour rappeler à ses collaborateurs que notre métier sert la structure et sert leur métier.
    Devoir se battre pour valoriser financièrement notre métier.

    En trois ans et demi, je suis passée de 1 100 € net à 1 550 € net. Mon collègue et ami architecte qui est entré 4 mois avant moi a commencé à 1 400 € net et était à 2 000 € lors de mon licenciement. Nous avons un bac+5 tous les deux. Il n’a jamais compris la différence de salaire. Moi non plus.

    Ce métier c’est aussi devoir annoncer son propre licenciement à l’équipe. C’est devoir le gérer administrativement.

    Mal déléguer la gestion de son entreprise :

    Savoir déléguer est un art auquel mon patron n’était pas particulièrement familier. Mais ça s’apprend.
    Savoir déléguer à la bonne personne est un subtil mélange de confiance et de lâcher prise à côté duquel mon patron est complètement passé. Mais ça s’apprend aussi…

    Ce patron était verni : il avait à sa disposition deux assistantes super impliquées dans son entreprise. On avait toutes les deux le même profil et une de nos qualités était d’avoir grandi dans le monde de l’entreprise. On avait passé nos enfances avec un chef d’entreprise qui ramenait ses problèmes et ses réussites le soir à table. Autant te dire que du concept de « se mettre à la place du patron » on en connaissait un rayon.

    Assistante d'architecte : l'envers du décors dans certaines agences ...Notre patron a choisi de ne jamais nous accorder sa confiance. Il nous a collé l’étiquette d’assistante de direction mais en réalité il nous voulait assistantes administratives. Il était assez désireux que l’on n’aborde pas avec lui des sujets bassement matériels (congés, équité salariale, droit du travail, etc.) pendant que, lui, réfléchissait à des choses beaucoup plus grandes, beaucoup plus importantes comme l’avenir d'un bâtiment, d’un quartier, d’une ville, d’une région.

    En dehors de toutes réalités :

    « On va essayer de trouver quelqu’un, genre une secrétaire, pour faire les appels d’offres, parce que tu es trop intelligente pour cela, tu mérites mieux. »
    Voilà comment en une phrase, mon patron a réussi à démolir ce que je faisais depuis 2 ans. Il n’y a pas de sot métier (sauf secrétaire et faire des appels d’offres apparemment…) Mon patron venait de me balancer en une demi-seconde le peu de considération qu’il avait pour mon métier. Il venait de cracher sur ce qui représente 100% des rentrées d’argent de son entreprise.

    ---

    - Patron X : « Comment faites-vous pour garder vos employés si tard* ? » *au-delà de 19h
    - Mon patron : « Ils aiment ce qu’ils font »
    Je pensais plus à « pour pas foutre les autres dans la merde » ou « parce que sinon on licencie » ou encore « parce que les deadline sont trop resserrées » mais c’est évidemment parce qu’ils adorent l’architecture et parce qu'évidemment, remplir des DC1, c’est ma passion…

    ---

    Lorsque certain.es collègues sont descendu.es sous la barre des 45h/semaine et comble du comble parfois des 40h/semaine, ils étaient considérés par le patron et d’autres personnes de l’équipe comme de mauvais éléments qui n’étaient pas impliqués, qui n’avaient pas l’esprit d’équipe. Peu importait les heures qu’ils avaient consacrées à l’entreprise les années précédentes.

    Pourquoi rester ?

    Les deux premières années, pour continuer à apprendre et aussi parce qu’apparemment, pour une assistante, j’étais pas si mal payée ( ‼ ??).
    Les deux années suivantes, pour ne pas planter ma collègue et parce que, mine de rien, j’aimais bien la moitié des personnes avec qui je bossais et puis aussi pour avoir de l’expérience.
    Les six derniers mois, parce que j’étais persuadée que ça ne serait pas mieux ailleurs.
    Et puis, le licenciement économique.

    Je savais que quelque chose clochait dans cette entreprise mais j’ai vraiment pris conscience des choses quand j’ai commencé à travailler dans mon entreprise actuelle. Là j’ai vraiment pu constater que c’est possible de gérer une TPE/PME en respectant le code du travail, que c’est possible de valoriser son assistante de direction, que c’est possible de lui faire confiance et lui donner des responsabilités. Et, plus fort que tout, lui exprimer sa reconnaissance ne semblerait pas si sorcier !

    Assistante d'architecte : l'envers du décors dans certaines agences ...Depuis plus d’un an, j’adore mon métier d’assistante de direction. Et je pense que si je l’aime tant, c’est grâce à mes patrons et mes techniciens qui savent quotidiennement que nous sommes co-dépendants, qui valorisent autant une étude bénéficiaire (eux) qu’un choix de mutuelle (moi), un regain de production (eux) que 3 appels d’offres envoyés dans la même journée (moi en partie…). Des patrons et des techniciens qui savent que si leur production a augmenté de 10 % cette dernière année, ben c’est aussi un peu grâce à moi.

    Depuis un peu plus d’un an, j’ai des perspectives d’évolution, de formations et de valorisation financière. Depuis un peu plus d’un an, je suis considérée comme une employée comme une autre."

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 12 Novembre 2015 à 13:12

    Bonjour jeune ex-assistante en détresse,

    Je dois dire que l'article m'a un peu choquée. Et un peu énervée. Et. Plein d'autres choses en fait, mais je ne saurais pas mettre de mots dessus !

    Dans les bureaux d'études, on parle beaucoup avec nos alter-egos en agence et il est vrai qu'on peut entendre parfois (souvent ?) des choses ressemblantes à celles décrites ici. Certaines le supportent, d'autres pas.

    Il est absolument intolérable que la loi ne soit pas respectée. Il faut agir !

    Toutefois, si la plupart des problèmes en agences d'architectures viennent du/des associé(s), peut-être que beaucoup de choses pourraient changer si TOUS (et pas que les assistantes) le voulaient. J'ai un peu de mal à imaginer une agence tourner comme il faut si techniciens et assistantes se tiennent la main contre la gérance pour faire respecter un code du travail et une convention collective.

    Après (et Hélène, tu ne me contrediras pas sur ce point :D) : certains sont incurables et je me demande toujours où sont les cabinets comptables quand ça se passe comme ça ?! Externaliser la gestion des paies pourrait être une solution radicale à ces "discriminations" salariales.

     

    Bon, après, sur le reste, mon avis est quelque peu différent quant à l'assistante et la valorisation du poste. J'ai de la chance d'être dans une structure où nous sommes tous considérés au même niveau : directeurs, encadrants, techniciens et assistantes. Pour autant cela n'a pas toujours été le cas. Mais, ce n'est pas ça qui doit empêcher une assistante d'aimer travailler. 

    Personnellement (et comme ce mot l'indique, ça n'implique que moi), une assistante est là pour assister. Et on ne peut qu'assister quelqu'un en se pliant à son caractère, en contournant ses défauts mais également en les acceptant, en tirant parti de ses qualités, etc. S'il est vrai qu'un peu de reconnaissance ne fait pas de mal, on ne choisit pas d'être assistante pour être mise en valeur. On choisit d'être assistante pour avoir la satisfaction de constater, en surface, ce que nous construisons en sous-marin. Alors oui, c'est parfois difficile d'entendre son boss dire "J'AI fait ci ou ça" quand on sait pertinemment qu'on a passé plus de 50h à bosser comme une malade sur ce même sujet et que la seule chose qu'il ait fait c'est de prendre vos notes et les lire une fois le taf terminé ; mais le principal n'est-il pas de savoir, au fond de soi, qu'on l'a fait et comme il le fallait puisque la solution développée est désormais utile à l'entreprise qui nous emploie ?

     

    En tout cas, ce genre d'article va certainement permettre à d'autres assistantes qui vivent la même chose de se sentir moins seules :)

     

      • Jeudi 12 Novembre 2015 à 21:24

        Merci pour ton commentaire Emeline, car je constate que ce sujet est malheureusement toujours aussi TABOU ! J'entends beaucoup parler de tout ça, mais personne n'ose réagir, ne serait-ce qu'avec un commentaire anonyme :(

         

        Alors merci d'ouvrir le débat !!!

         

        Je pense malheureusement qu'il y a, dès le départ, une très grosse différence entre BET et agences d'architecture :

        Là où les choses sont apparemment plus équilibrées "chez vous", chez nous c'est la guerre ! Plein d'architectes en recherche de travail, pour très peu de places (et généralement en CDD/stages/auto-entrepreneur, bref c'est un autre débat ^^)

        Donc des archis, même pas contents, ferment généralement leur gueule pour éviter de se retrouver à nouveau en situation de précarité. Ou se disent que c'est mieux que rien, au moins il ont une expérience d plus sur leur CV au lieu d'un vide abyssal. Mais aussi -plus grave- ils trouvent normal de bosser tuant pour aussi peu, car c'est souvent ce qu'on leur a appris à l'école…

        Ça évoluera certainement petit à petit avec de jeunes agences ayant reçu une formation HMO, et ayant déjà des notions de gestion/management différentes.

         

        Externaliser la gestion des fiches de paie ne règle malheureusement pas tout.

        L'expert-comptable a un devoir de conseil, et avertir donc son client des lois etc. quand il/elle juge une situation borderline, ou carrément illégale. Mais c'est le client qui a le dernier mot.

        (vérifié plusieurs fois)

         

        Mais tu relèves un autre point intéressant : 

        - quelles sont nos attentes (envers notre boss, nos collègues, notre poste) ?

        - quel est notre seuil de tolérance, que sommes nous prêt(e)s à supporter ?

         

        Je ne partage pas tout à fait ton point de vue quant à notre rôle, par contre !

        L'assistante de l'ombre qui se satisfait que tout roule sans que personne ne sache qu'elle existe, je trouve que c'est un peu le management à la papa ! (oui, je caricature un peu, mais bon ^^)

        Ça a été prouvé qu'une personne dont on reconnait le travail travaille justement mieux, est plus épanouie etc. 

         

        Perso, je "milite" pour la revalorisation du poste et de l'image de l'assistante !

        Parce qu'à force d'être dans l'ombre, les autres ne savent même plus réellement ce qu'on fait, ni ce qu'on sait faire. Que ce n'est pas parce que le niveau d'études est moins élevé que d'autres métiers (genre, architecte, au pif) qu'on est moins intelligent(e)s ou capables.

        Certains réduisent trop souvent l'assistante aux tâches "ingrates", et seulement à celles-là : standard téléphonique, acheter du PQ, faire le café, passer pour la godiche qui a merdé sur un dossier à la place du boss, etc. etc.

        Alors que nous savons faire pleeeeeeeeeiiiiiiiiiin d'autres choses, bien évidemment.

        Faire bien son boulot, c'est la base. Être reconnue pour ce boulot, c'est permettre de continuer à le faire bien, à mon sens.

        Mais ce plaidoyer est bien évidemment, comme tu le précisais plus haut, MON AVIS PERSONNEL.

         

        Alors si d'autres assistant(e)s ont une vision différente de notre métier, de ce qu'ils en attendent, …

         

        Parlez !!! C'est anonyme et on ne mord pas :D

    2
    Vendredi 13 Novembre 2015 à 18:45

    Et désolée pour les coquilles dans mon précédent message ! sarcastic

    3
    Brigitte
    Vendredi 13 Novembre 2015 à 19:03

    Merci Hélène pour ce témoignage et pour tes convictions.

    Pour ma part, j'ai commencé ce travail il y a 8 ans après 19 années de bons et loyaux services comme institutrice.

    Lorsque j'ai commencé, j'ai diminué ma paie par 2 (Aïe, ça a fait très mal !) et j'ai appris mon métier sur le tas. Je ne connaissais rien, ni le travail, ni les logiciels (excel, photoshop, In Design, powerpoint...).


    Mes boss ont cru en moi, ils m'ont formée eux mêmes dans un premier temps, puis payé des formations par des professionnels, ils m'ont confié des missions nouvelles, ils ont su m'aider dans les difficultés que j'ai rencontrées, écouter mes attentes. 
    Je me suis toujours sentie considérée.

    Mon premier rôle a été de faire les candidatures pour les marchés publics, puis, de gérer tous les mails de l'agence, puis de seconder les architectes et technicien(nes), puis de gérer les finances, de faire les ressources humaines puis petit à petit de gérer toute la boite. Après 6 ans passés chez eux, ils se sont séparés et ont créé chacun leur agence.
    Depuis plus de 2 ans, je suis maintenant associée à l'un deux avec une autre ancienne salariée et je continue de faire le même métier que j'aime avec des personnes intelligentes, sensibles et engagées. C'est le bonheur de venir travailler.

    Mais je reste attentive à mon bien-être et à celui de nos salariés, travailler c'est bien, mais avoir du temps pour vivre c'est bien aussi, alors toutes les heures supplémentaires sont récupérées par tous et le plus vite possible.

    Gardons espoir, il faut savoir apprendre, argumenter, convaincre. Le reste suit tout naturellement.

     

      • Vendredi 20 Novembre 2015 à 14:25

        Merci Brigitte,

        Ça fait plaisir de lire aussi des histoires qui finissent bien :)
        Ton parcours est un bel exemple d'intégration réussie.

        Et félicitations à tes employeurs qui t'ont formée !!! C'est déjà rare pour les architectes, alors en faire bénéficier une assistante ...

        Hélène

    4
    Maïlys
    Vendredi 13 Novembre 2015 à 21:14

    Ouhhhh il y a tellement à dire sur ce sujet !!

    Je vais faire court pour mon 1er commentaire (et oui Hélène presque tout arrive....)

    Sur le métier d'assistante je suis d'accord avec Hélène et Émeline. On fait ce métier par envie, parce qu'on l'aime, parce qu'on aime aider les autres, MAIS un peu de reconnaissance ne fait de mal à personne, ça aide parfois à faire passer plus facilement certaines choses.... et à moins détester son boss. Ou ses collègues.

    Quant à l'expérience de De la Jirô d'Aneth.... ça fait mal au cœur de lire cela. Parce que j'ai connu des moments très difficiles moi aussi (et pourtant je suis restée dans l'entreprise plusieurs années) et parce que d'autres sont encore dans ce cas, voire même bien pire. 

    Il faut savoir que l'on peut trouver mieux ailleurs (patrons, collègues, ...) mais que l'on peut trouver pire aussi. Et parfois c'est en interne que les choses peuvent changer.

    Courage à tou(te)s les assistant(e)s !

    5
    céline
    Vendredi 20 Novembre 2015 à 13:35
    bonjour, je suis architecte et je ne comprends pas comment les agences d'archi peuvent être aussi mal gérées pour la majorité d'entre elles. j'ai travaillé 3 ans dans un bureau d'une dizaine de personnes, dans lequel personne n'était jamais augmenté ( certains là depuis plus de 10ans!) les postes n'étaient jamais définis ( je n'ai moi même jamais bien compris mon propre rôle ds certains projets) pas de rdv annuel individuel, pas de remboursement transport ni de rtt ... la boîte a fini par couler cette année et nous apprenons que le patron a dit partout qu'il avait licencié tout le monde parce qu'on était nuls et démotivés! du cp en plus d'autant plus difficile de retrouver du travail. pour moi mon ancien patron architecte est un voyou.
      • Vendredi 20 Novembre 2015 à 14:22

        Bonjour Céline,

        Très triste de lire ton expérience :(

        Ton ex-patron a beau dénigrer, je suppose -et j'espère- que les autres ne seront pas dupes ! Je te souhaite de trouver très vite un nouveau poste... 

        Ce que tu me décris est malheureusement très fréquent. Je sais que ce n'est pas simple à faire, mais il ne faut pas hésiter à ruer un peu dans les brancards pour rappeler au patron (ou via l'assistante) les règles de base (le droit du travail et la convention collective, quoi!).
        Si vous êtes en CDD et que vous savez que vous ne serez pas reconduits, c'est l'occasion de dire tout haut ce que vos collègues pensent tout bas ! Si vous êtes en CDI, pas impossible non plus, mais en y mettant un peu de psychologie pour qu l'ambiance ne soit pas trop tendue après ^^

        Je ne sais pas si certain(e)s ont déjà recouru à l'inspection du travail ? Si oui ça m'intéresse de savoir ce qui s'est passé pour vous !

    6
    céline
    Dimanche 22 Novembre 2015 à 11:24
    pour moi cette mauvaise gestion observée ds mon cas et autour de moi, cette situation étant effectivement malheureusement très fréquente, je ne veux plus travailler dans une petite structure, j'espère que je me sentirais mieux dans une grosse boîte quitte à changer de métier! merci pour votre blog!
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