• Les perspectives d’évolutions d’une assistante.

    Bonjour,

     

    Vous pensiez que nous avions quitté le navire en vous abandonnant lâchement ?

    Que nenni ! Hélène prépare quelques gros articles qui lui prennent énormément de temps (par contre ça va envoyer du lourd cool) et moi, j’étais un peu à court d’idée.

    Cependant, hier soir, je parlais avec des amies, évidemment quasiment toutes assistantes, et nous en sommes venues à parler de l’APRES.

    L’après quoi me direz-vous ?

    Et bien, l’après assistante.

     

     

    Imaginez, ça fait 5, 7, 10 voire 12 ans que vous faîtes ce métier. Vous avez expérimenté plusieurs entreprises déjà. Des domaines variés, allant de la TPE à la grosse PME. Des tâches plus ou moins nombreuses vous ont été confiées. Et là, vous avez trouvé un poste dans lequel vous maîtrisez. Vous vous y sentez bien. Mais vous êtes en début ou milieu de carrière et vous vous dites : « est ce que je vais avoir envie de faire ça toute ma vie ? »

    Ceux et celles qui me connaissent savent que je suis très attachée à ce poste. Et que loin de moi est l’idée de dénigrer les assistantes. Toutefois, et c’est normal, il arrive un moment où on a envie d’évoluer vers autre chose. Dans ces cas-là, qu’elles peuvent être les perspectives d’évolution ?

     

    Les perspectives d’évolutions d’une assistante.

     

    Quand on travaille dans les domaines de la construction, quels qu’ils soient, on se prend au jeu et on se dit qu’on pourrait glisser vers un poste un peu plus technique.

     

    Devenir chef de projet ?

    Souci, avec un bac + 2 dans le domaine de la gestion. Impossible.

    Retourner sur les bancs de l’école, faire une école d’ingénieur en alternance avec l’appui de son boss ?

    Souci, avec un bac + 2 dans le domaine de la gestion. Impossible.

    Petite ouverture si vous avez un Bac S ou un BTS technique. De nombreuses écoles ouvrent leurs portes aux élèves en alternance. Après, il faut s’armer de patience et de courage, mais la décision peut en valoir le coup !

    Faire une VAE ?

    Il faudrait avoir déjà l’expérience d’un chef de projet. Mais pour les 2 raisons précitées, c’est également impossible.

    Donc, à moins d’être dans une structure assez grande pour pouvoir être formée « en interne » par des chefs de projet, l’assistante n’a que peu de chance de devenir chef de projet.

     

    Devenir responsable administratif et financier ?

    C’est envisageable. Et j’imagine pour toutes les catégories d’assistante.

    Évidemment, l’assistante de gestion est privilégiée, parce qu’elle connait déjà le principe de la facturation, des règlements sur le marché public (cf. Facturation et relances sur le marché public), le mode de fonctionnement de la société.

    Elle est également la rotule entre les autres assistantes et la direction ou les techniciens.

    Cependant, si l’appellation est alléchante, la grille de salaire plutôt valorisante toutes les structures n’ont pas besoin d’un RAF (ou DAF).

    En deçà d’une trentaine de salariés, l’assistante de gestion est largement capable de prendre les décisions financières et budgétaires, de gérer les contrats des prestataires, de négocier les honoraires, de gérer les situations pré-bilan et les bilans tout en restant assistante.

    Second « mais », quand ça fait quelques années que tu travailles en binôme avec ton boss, que ça se passe tellement bien que tu réfléchis aux perspectives d’évolution en interne, il y a peu de chance qu’il souhaite se séparer de l’assistante qu’il a trouvée en toi…

     

    Les perspectives d’évolutions d’une assistante.

    Devenir responsable commercial / développeur ?

    C’est possible. J’imagine.

    A conditions d’avoir déjà fait ses preuves en « accrochage de partenaires », d’avoir une prédisposition naturelle au blablatage et de ne pas être trop timide.

    J’imagine qu’il faut également accepter d’avoir une vie personnelle décalée… Puisqu’évidemment, les salons, les dîners, les soirées, c’est en dépit des soirées à la maison.

    Par contre, comme pour le RAF/DAF, il faut que la structure ait un réel besoin… Sinon, vous pouvez très bien passer les coups de fils entre 2 factures ou 3 AO ;)

     

     

    Il n’y a donc qu’entre assistante qu’il paraît assez simple de « muter ».

    Mais, si les postes peuvent être différents et peuvent nous permettre de moins se lasser de l’assistanat à proprement parler, je pense que certaines ambitions ne peuvent être comblées qu’avec ces opportunités.

     

    Votre avis ? Votre retour d’expérience ?

     

     

    A très bientôt J

    « Nouveaux formulaires en marchés publicsGoûter des architectes entreprenants #2 »
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  • Commentaires

    1
    Lundi 9 Mai 2016 à 21:17

    Merci Émeline pour cet article !
    (et quel teaser pour mes futurs articles ! hihi)

    J'ai moi-même réfléchi à cette question de reconversion.

    Il y a déjà le problème tout simple de l'assistante qui ne veut plus être assistante d'archi/BET, mais quitte retrouve catégorisée là-dedans et à qui les seuls postes qu'on va proposer seront en lien avec les marchés publics alors qu'elle ne veut justement plus y toucher.
    >> Il serait judicieux de passer par un poste d'assistante auprès d'une maîtrise d'ouvrage pour décoller cette étiquette et reprendre une filière plus classique.

    En termes d'évolution réelle, effectivement difficile en interne.

    Il ne faut pas hésiter à se former !!!
    Je suis moi-même en train de me renseigner pour une licence au CNAM (accessibles aux bac+2, permettent de passer à bac+3 en se réorientant légèrement si besoin, par exemple sur des fonctions RH, droit ou compta).

    Autre piste : se mettre à son compte winktongue
    On crée son poste sur mesure ! Perso, je ne me suis jamais autant épanouie dans ce métier que depuis que j'ai franchi le pas...

      • Lundi 23 Mai 2016 à 19:45

        Je m'immisce dans la discussion. Evoluer dans ce métier, c'est gagner en initiative, jusqu'à participer à la gouvernance. Je connais des personnes en poste administratif qui sont devenues associées. Cela suppose l'acquisition des compétences : maîtrise du droit social, du droit contractuel, bonne capacité à analyser les risques contractuels et à négocier, développer la prospection et la communication. Bref, on transforme ce poste en ce qu'on aime, ce qu'on veut, ce à quoi on aspire.

        La solution "se mettre à son compte" est aussi une belle piste. Je peux en parler, Méthodus fête ses 20 ans cette année ! Mais cela signifie gérer sa propre boîte, chercher des clients, c'est pas toujours la fête. En revanche, cela permet une liberté d'organisation de son travail qui est très appréciable, surtout si on a des enfants, ou autre chose à faire que travailler : vacances, temps de travail, on fait ce qu'on veut.

        Avoir un peu de goût du risque pour supporter les échéances des charges qui approchent quand les clients n'ont pas payé, mais ça on connait bien puisqu'on travaille pour des architectes ;-)

         

         

      • Lundi 23 Mai 2016 à 19:54

        Merci Sophie (et bienvenue !)

        En effet, on peut encore évoluer en interne !
        Heureusement qu'il y a des entreprises où les assistantes ne sont pas cantonnées à ce simple rôle :)

        J'aimerais beaucoup recueillir les témoignages de celles pour qui leur vie professionnelle a évolué en ce sens...

        Je ne sais pas où j'en serai dans 20 ans, mais Sophie c'est une belle carrière !

    2
    Mardi 10 Mai 2016 à 10:15

    Ahah c'est trop drôle que tu en parles, je suis justement en train de me renseigner également pour faire une licence de droit à la Sorbonne via le CNAM !

    Mais c'est compliqué quand même... (et cher). Tu me diras ce qu'ils t'ont dit à toi !

    Les postes en maîtrise d'ouvrage, je te rejoins, ils sont souvent moins techniques et plus généraux mais un peu inaccessibles pour les assistantes Archi/BE, non ?

     

    Se mettre à son compte. Pourquoi pas ? Faut-il encore avoir le courage de se lancer. Personnellement, je sais que je ne pourrais pas gérer tout ça et rien que pour ça tu as toute ma reconnaissance, pleine et éternelle intello

      • Mercredi 11 Mai 2016 à 09:17

        Pour le CNAM ça a effectivement un coût mais tu peux utiliser te heures de CPF pour financer ta formation !
        Profite, moi je ne peux pas et je vais devoir faire péter la tirelire ;)

        Concernant les MO, je n'ai pas trop creusé la question, mais je pense qu'il n'y a rien d'impossible pour quelqu'un qui saura bien présenter les choses et orienter son CV comme il faut...
        Les filles, n'hésitez pas à témoigner sur le sujet !!!

        Pour ce qui est de m'être mise à mon compte, c'est plus une question de survie mentale que de courage, pour ma part ^^ Je crois que c'est dans mon ADN !
        Mais je ne serais pas contre le fait de m'associer si Maïlys et toi n'aviez pas peur de sauter le pas ;)

    3
    Jeudi 12 Mai 2016 à 09:46

    Oui, mais je crois que je ne suis pas encore tout à fait prête à me lancer dans 3 années de cours du soir et du weekend pour l'instant...

    Et, qui sait, peut-être que bientôt je serais une libérale moi aussi :p

    4
    Emmanuelle L
    Lundi 30 Mai 2016 à 14:48

    Bonjour Mesdames,

    Je m'immisce également dans la conversation, le sujet me tenant particulièrement à coeur. J'ai pour ma part exercé 12 ans dans une agence d'architecte dans les Landes (j'ai même suivi la formation de Sophie, Organisation Administrative de l'Agence, le rôle de l'assistante en 2008 à Bordeaux) bref et je me suis longtemps questionnée sur "que faire après ?". Etre cantonnée au rôle de secrétaire quand tu te tapes 60% du boulot de l'agence vu que c'est toi qui as la charge totale des AO : les sélectionner, les choisir, constituer ton équipe, négocier les honoraires avec les BET toujours très gourmands, etc ... J'avais besoin d'autre chose. Je me suis justement rendu compte que ce que j'aimais, c'était non seulement être utile certes mais être "rentable" aussi (je sais c'est moche mais mes chers collègues masculins âgés de plus de 50 ans n'avaient de cesse de me rappeler que je n'étais pas "productive"), j'ai donc, dans le cadre du DIF, passé une licence en développement commercial en 2014 et je viens de me mettre à mon compte en tant qu'assistante auprès des architectes mais aussi des entreprises du bâtiment : je profite de mon réseau et de mon "blablabla" pour prospecter et ça me plait. J'avais envoyé des candidatures dans de grosses agences pour être commerciale mais on ne m'a pas répondu alors désormais je fais tout mais ça n'est que le début, je verrais bien .... Bien sûr dans l'idéal, j'aurais beaucoup aimé m'associer à des archi et m'occuper intégralement de la partie commerciale mais l'occasion ne s'est pas présentée.

    Merci en tout cas Hélène pour tes précieux conseils et pour ce blog !

    à bientôt !

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